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Une maison qui raconte des histoires

Sa maison lui ressemble : ouverte, chaleureuse, accueillante, colorée, exubérante…On y entre sur un air d’opéra, cela fleure bon la pâtisserie, et le regard curieux est sans cesse sollicité.

Des accumulations d’objets insolites, précieux ou dérisoires, tous racontant certainement une histoire, une amitié, une rencontre. La maîtresse des lieux est prodigue en souvenirs, et a l’âme d’une conteuse.

Les meubles ? Confortables, certes, tous trouvés dans des brocantes, mais de belle lignée : le Chesterfield a été retapissé, le porte arme de bois polychrome, que l’on n’a jamais pu reconstituer, a été transformé en plateau de table.

Les tableaux ? Un magnifique Ben Salem de la belle période, offert par un père amateur d’art pour ses quinze ans. Une belle collection de Brahim Dahak pour lequel elle reconnait un amour inconditionnel. Des coups de cœur pour Adel Akermi dans sa première mouture, quand personne ne le connaissait et qu’il réalisa pour notre hôtesse une série de portraits des vedettes des Kafichantas.

Et puis les objets, des collections qui rappellent l’inventaire de Prévert, et qui tous trouvent leur justification :

Une invraisemblable collection d’objets religieux, chrétiens, juifs, ou musulmans, dont un autel de vierge mexicaine qui clignote et une myriade de santons venus des quatre coins du monde. Un ensemble de poupées et de marionnettes, de Sejnane ou du Sénégal, dont sa fille n’a jamais voulu, et qu’elle s’est dépêchée d’installer au salon avant que celle-ci ne les regrette. Et puis son butin de guerre, ce qu’elle préfère : sa collection d’éventails, de soie, de paille, d’osier, de plumes, venus d’Afrique, du Mexique, de Thaïlande, ou même de chez un maître du Kung Fu. Autant le savoir, dans cette maison, on est toujours bienvenu si on a un éventail à la main, et encore plus si on l’oublie en partant.

Après le salon, le deuxième lieu le plus convivial de la maison est incontestablement la cuisine, ce qui n’étonne guère ceux qui connaissent la réputation de la table des lieux.

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La cuisine offre des étagères d’une rigueur étonnante : un niveau pour les salières, un niveau pour les cendriers, un niveau pour les cuivres, des boites à épices collées sur le frigo, et, sur le mur, des théories d’objets ludiques et inattendus : une khomsa avec un flamand rose, un dauphin avec bracelet et boucles d’oreilles, une boîte de thon…

On en sort, le regard rassasié pour reprendre son souffle dans le jardin : un joli carré de verdure non apprivoisé, où il est agréable de boire une citronnade autour d’une table de carreaux anciens, face à un mur où poissons et crocodiles de céramique dansent la sarabande.

 

Texte : Alya Hamza – Photos : Vincenzo Magnani

Article paru dans iddéco n°33 – Juin 2017

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