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Panier El Hanout

UN SI CONFORTABLE COUFFIN

Ce devait être durant les années Peace and Love. Les jeunes cherchaient la plage sous les pavés, tissaient la laine de moutons qu’ils élevaient, et grattaient la guitare autour de feux de bois. Jane Birkin la première, celle d’avant le sulfureux Gainsbourg, lançait le couffin. Il seyait bien aux pieds nus et aux couronnes de fleurs qu’elle arborait à l’époque.

 

Et chez nous, l’humble couffin, celui de la ménagère, qui n’avait pour habituels compagnons que poireaux et sardines, persil et mandarines, se découvrit « in », et devint incontournable.
Une exposition d’une designer avant la date, c’est-à-dire une femme de goût qui créait objets et accessoires, lança le mouvement : elle avait juste gansé de cuir un couffin traditionnel, et demandé à un sellier de lui placer des anses. Le mouvement fit boule de neige.

El Hanout, à Carthage, lança une mode qui séduisit tout de suite. Tout le monde s’y mit. Sitôt les beaux jours arrivés, on cachait les sacs pour adopter le si confortable couffin. Brodé, peint, couvert de dentelle ou de macramé, enrichi de plaques de métal, ou d’applications de motifs prophylactiques, gansé de cuir ou de galons, décoré de volants, de pompons, de paillettes ou de médailles, rustique ou précieux, chichiteux ou sobre, le couffin, dans tous ses états, devient un élément phare de la garde-robe.
Il est autant à sa place à la plage, que le soir, estival ou urbain, sport ou habillé, et capable de toutes les transformations, susceptible de toujours nous surprendre par son extraordinaire capacité de renouvellement.

Les artisanes qui travaillent l’halfa depuis des millénaires, acceptent de sortir des formes traditionnelles, et inventent, elles aussi, de nouveaux modèles. Les jeunes designers audacieuses multiplient les interprétations. Le couffin a même décidé de ne plus se contenter d’être un accessoire d’été, et l’on a vu la créatrice Tuline lancer de ravissants modèles en fourrures.

Le couffin tunisien voyage, et on a pu le voir dans les vitrines branchées sur la côte, à Ibizza, et même à Saint Barth.

Alors affirmons haut et fort : jamais sans mon couffin !

Par Alya Hamza
Article paru dans iddéco n°25 – Juin 2015

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