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Sinda-Belhsan

Sinda Belhassen
Voyage au bout de la ligne

Je redécouvre l’œuvre de Sinda Belhassen dans le labyrinthe scénographié par Chébilia Sayah Kaouel. Pas d’inquiétude, il ne s’agit pas de minotaure mais d’esthétisme de contemplation et de farnienté dans le décor de la maison d’hôtes « La Demeure » sur la colline de Sidi Bou Saïd. 

Pour se repérer dans ce dédalle de « Biout » l’artiste Sinda Belhassen a choisi pour ne pas nous égarer une ligne conductrice : sa propre ligne. Malgré les thématiques riches et variées, on trouve un lien plastique dont l’artiste a le mystère. Tantôt des personnages, tantôt des silhouettes, tantôt de l’abstraction. Tout est possible dans ce dédalle, sauf que le lien de vie est un entrelac de lignes d’encre de chine, de crayon, de papier, de métal, de bois gravé…l’artiste n’est pas prisonnière de techniques. Elle s’en affranchi pour n’écouter que l’idée. Sa synthèse de la forme passe comme a su le faire son oncle Hatem El Mekki par une stylisation singulière.

Rare la stylisation qui ne passe pas par un système. Sinda Belhassen y échappe. Les corps entrelacés ne se plient pas à des recettes mais se réinventent sans cesse en quête d’une synthèse absolue. Désormais la ligne n’est plus une figuration réelle ni une stylisation mais plutôt une réinvention. 

Dans son portrait fait de fils de fer, c’est le métal qui crée la forme. Nous le regardons sans perdre l’origine du matériau. Sinda Belhassen a su ainsi dégager une force intrinsèque. Menant un voyage jusqu’au bout de la ligne à travers «la suite d’Erlanger», les visages sous la pression du trait deviennent des masques liturgiques et des incantations qui traverseront le réel.

C’est un monde ethnique réinventé.

L’artiste plonge dans le voyage de la diversité culturelle et ne se fige pas dans un voyage à sens unique. Chaque œuvre est un carrefour qui débouche sur une infinité de possibilités. Il n’y’a pas de portrait unique.

Il y’a dans une même œuvre une infinité de facettes et de visages ou l’on découvre que l’artiste crée son œuvre en dessinant. Elle questionne chaque portrait, chaque expression. Nous voilà plongés dans une autre aventure, celle des visages cartographiés et  figés l’instant d’un regard. Que dis-je d’un regard ? Il faut pour cheminer au cœur de « La Demeure » se doter de la faculté de voir à travers plusieurs regards. Silhouettes ou parcours à travers les méandres du corps, baisers langoureux, tortuosités, chorégraphies, pauses esthétiques, tout est dit dans une ligne unique.

Texte : Souheil Bouden

Pour lire le reste de l’article paru dans iddéco n°48 (mars 2022), vous pouvez le commander ou vous abonner en ligne : https://iddeco.info/iddeco-n48/

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Disponible en kiosques, librairies et en ligne

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