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Omar Bey
L’atelier inspire et respire

C’est dans l’ancien Palais Beylical de Khierredine que se trouve l’atelier d’Omar Bey. Une belle vue sur la mer, une hauteur sous plafond de plusieurs mètres et les restes de peintures qui les ornent, témoignent du faste d’antan.

Diplômé de l’Ecole des Beaux-Arts de Tunis en 1998, Omar s’installe à Paris jusqu’en 2003. Il travaille dans la décoration de cinéma puis atterrit au Lycée Pierre Mendès France à Tunis où il enseigne les Arts plastiques pendant 5 ans. En 2010, il décide de démissionner pour se consacrer entièrement à son travail plastique.

S’il expose en 1999 des peintures, il se dirige très rapidement vers d’autres médiums pour explorer la matière : grenailles de fer, collage de papiers, faïences, viande de porc, récupérations en tout genre, fils de fer, briques,… de l’idée nait le matériau qu’il emploie.

Son expérience BIP (Brigade d’Intervention Plastique en 2003) avec Hechmi Ghachem et son admiration pour les peintres Lamine Sassi, Faouzi Chtioui, Mohamed Chelbi alias Gattous, et Halim Karrabibene, le confortent dans son travail artistique.

Omar Bey dit de lui : « Je suis définitivement un artiste d’atelier du fait de la taille de mes œuvres et de la logistique que demande leur réalisation mais je suis ravi lorsque je suis sollicité pour intervenir à l’extérieur de mes murs. Bien que je ne sois pas un « militant », je pense que la meilleure façon d’améliorer notre société c’est pour l’artiste de faire du bon travail afin que son statut soit pris au sérieux et pour attirer l’attention sur ses idées progressistes et innovantes ».

A la question « Pensez- vous qu’il soit difficile d’être artiste en Tunisie ? »

Il répond : « je pense qu’il n’est nulle part facile d’être artiste, pas particulièrement en Tunisie. Evoluer dans un environnement relativement restreint a ses avantages et ses inconvénients. En tout cas, depuis le 14 Janvier 2011, la liberté d’expression est acquise et établie. Elle a permis un extraordinaire foisonnement d’artistes, plasticiens et autres et on ne peut que s’en féliciter. Bien sûr, il y a encore des obstacles à surmonter (création d’un Musée d’Art Contemporain, difficulté d’exporter nos productions, les questions religieuses,…) mais il me semble que nous sommes sur la bonne voie ».

Il faut découvrir son travail, celui qui conteste les frontières entre les matériaux nobles et « ignobles », celui qui fait de l’œuvre le signe de son engagement total.

Enfin, pour ses projets à venir, il répond : « Continuer à marcher… ».

Par Nadia Zouari – Photos : Samia Chagour Françon

Article paru dans iddéco n°25 – Juin 2015

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