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Tableau Olga

Olga Malakhova

Un foisonnement de cultures

Exposer dans un concept store appelé Elyssa semblait tout naturel pour Olga Malakhova dont la peinture de prédilection s’intitulait également Lady Elyssa, en hommage à la première Reine de Carthage.

Olga

Le concept store inauguré en 1996, à l’initiative duquel se trouve Cyrine Hamza Cherif, est situé à Mutuelleville. On y trouve essentiellement des articles de l’artisanat tunisien, des peintures mais aussi de la confiture, des bougies, du savon parfumé, du mobilier, des luminaires, des bijoux, des accessoires, des tenues revisitées inspirées des habillements traditionnels, des étoles… Une vraie caverne d’Ali Baba en plus féminin sans doute.

On y déambule, d’une pièce à l’autre et on découvre les peintures d’Olga. D’origine Russe, née à Tallinn (Estonie), et docteur en Esthétique, Sciences et Technologies des Arts, elle fait ses études universitaires à Leningrad, puis s’installe à Gafsa. Elle obtient alors son Master de recherche de l’Institut des Beaux-Arts de Gabès.

C’est après avoir vécu plus de 20  ans à Gafsa, qu’elle s’installe à Carthage, où elle est maître-assistante à l’Institut supérieur des cadres de l’enfance. Issue d’une famille d’artistes, de son père peintre et de sa mère souffleuse de verre, il apparaissait tout naturel qu’Olga devienne à son tour artiste.

Ses peintures ne sont pas sans nous rappeler les icônes russes ou encore les poupées Matriochkas, ces poupées très colorées qu’on s’amuse à encastrer les unes dans les autres.

Son univers est sans conteste onirique, issu de sa plus pure imagination. Elle y raconte son histoire, son histoire russe mais aussi et surtout tunisienne. Le poisson comme porte bonheur, le Bou-Kornine qu’on peut apercevoir sur plusieurs toiles ou encore les mosaïques du Bardo. Les rayures dans l’habillement de ses personnages sont une constante, elles nous rappellent largement le Marioul Fadhila des tenues traditionnelles.

Tableau Olga

On y voit aussi très souvent la mosaïque comme une sorte de trouble des sentiments qui s’imbriquent les uns dans les autres. Un patchwork de montages d’images pour résoudre les histoires de son passé, avec le temps qui passe. Et comme pour rompre avec son passé, elle signe depuis 3 ans de son nom contracté Olga Malak.

Les libertés que nous octroie la fin de l’été semblent lui avoir été propices. De ses rêves, naissent ses idées. Chacune de ses œuvres dans sa construction bouscule notre sensibilité. D’emblée, nous voilà happés par l’étrange beauté rehaussée de feuilles d’or qui irradie de ses compositions centralisées sur le personnage central, puis dévoyées par d’autres, poissons, poteries, chats… qu’elle s’amuse à faire apparaître dans toutes ses peintures comme un clin d’œil coquin à celui qui en connaîtrait la signification.

Du « Damier de Carthage », au « Voyage nocturne », en passant par « le Bœuf de Byrsa », « Sous le signe du poisson », sans ombres et sans perspectives, Olga nous conforte par un foisonnement de couleurs et beaucoup de lumière. L’histoire et tant d’autres histoires en épisodes, celles de la vie de l’artiste sont alors palpables.

Texte : Nadia ZOUARI

Article paru dans iddéco n°42 – décembre 2019

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