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Maison Vincenzo

Les multiples visages d’une maison d’esthètes

Face à face avec le regard particulier d’une collection bohème chic

La maison du photographe Vincenzo Magnani et son épouse Hanen, dévoile un lieu plein de sculptures et  de tableaux. Photographe de mode et elle styliste dans le cinéma, ils ont toujours cherché à représenter leur version et leur perception de la personne devant eux. Ce même désir et cette même curiosité se perçoivent sur tous les murs et recoins des espaces de vie. A la fois aéré, lumineux, rempli du bruit visuel d’objets, de sculptures et de tableaux, cet endroit inspire.

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Chaque objet, chaque bibelot, chaque meuble, chaque tableau, est un petit univers. A eux ils racontent des histoires burlesques, diverses, tristes, bruyantes ou calmes. Une collection d’art propagande soviet occupe le salon. C’est drôle ces têtes, ces bustes, ces portraits assis, debouts, variées de Lénine, de Mao. Le communisme ? L’art propagande ? Oui répond-il. « Mon grand père un grand admirateur de l’idéologie communiste à une époque où le fascisme imposait des horreurs, il partait chaque année en Russie faire un pèlerinage idéologique. Et chaque année il ramenait un souvenir… A sa mort il me laissa un Balalaïka, sa tête de Lénine et un appareil photo. Un héritage humble qui eut un grand impact… J’appris la guitare jeune, devint un photographe et je continue la collection d’art propagande communiste».  Les têtes sont un chemin visuel, la collection s’est faite spontanément, il suit son instinct et chaque fois ce sont des têtes ou des objets qui forment comme des troupes de personnages ou même des familles. Il y a la famille des dames de Séjenène, il y a la famille des cactus en céramique biscornus, occupant toute une table, tout un espace à eux, cette table basse ronde est leur scène tout comme les mains en céramique de Gio Ponti. En tant que photographe il aime regarder tout le temps mais n’aime pas forcément être regardé, et pourtant partout chez lui des yeux regardent… Lorsqu’il achète une œuvre d’art il pense à ce que l’artiste a pensé, il imagine le processus de création, il ressent la liaison entre l’artiste et son œuvre et c’est ce moment qui le touche le plus.

 

Il a choisit cette maison, pour la taille de ses murs. « Une maison doit avoir beaucoup de grands murs pour que je puisse les habiller de mes tableaux,  comme des mannequins ». Vincenzo et Hanen sont toujours entrain d’imaginer leur prochaine maison en attendant de trouver un de ces grand loft industriel où les murs font des kilomètres. Les fenêtres ne l’intéressent pas beaucoup, il vit par son travail dans l’ouverture de son objectif, c’est une fenêtre sur la vie.

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Texte : Daria Prentice – Photos : Vincenzo Magnani

Article paru dans iddéco n°27 – Décembre 2015

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