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étudiantes

La gravure à l’honneur à Dar Sébastien

L’errance commence dès que le visiteur foule le sol de cette magnifique Dar Sébastien à Hammamet avec son poids historique, son architecture mauresque et ses jardins enchanteurs. Une invitation à un voyage baudelairien commence là où tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté.

Tandis que virevoltent les branches et les feuilles des arbres sur le rythme des brises hivernales, l’œil embrasse une végétation riche et variée composée de palmiers, d’eucalyptus, de bambous, d’oliviers ou encore d’orangers pour n’en citer que quelques espèces.

Le froissement des feuilles mortes mêlé à un étrange bruit semblable à une meuleuse intrigue le visiteur et l’attire vers un espace en retraite pour y attiser sa curiosité. De loin, on distingue quatre silhouettes féminines penchées sur un établi concentrées sur une tâche qui semble passionnante.

A leur côté, un homme tout aussi impliqué à l’ouvrage a l’air de mener la danse. Il suffit de faire quelques pas pour le découvrir. L’artiste graveur Baker Ben Fredj, bien ancré dans son élément devant une immense plaque de bois réalise avec l’assistance de jeunes étudiantes une œuvre de plus de deux mètres. Trois ou quatre feuilles de ficus sont disposées délicatement sur la table pour annoncer le thème. Une armada d’outils sont étalés sur une chaise, disponibles pour intailler toutes les surfaces ardues. Un burin, une gouge, un couteau… Tout y est… Pourvu que le bois se donne à cœur joie et accepte la danse de l’artiste.

Des heures et des heures à manier et à graver cette surface étendue. Les mains se hâtent, accélèrent, ralentissent, temporisent puis s’activent de nouveau. Faute de neige, une tempête de poussière de bois s’abat sur l’espace et donne un air festif à ce coin magique.

Une fois dessinées et gravées en creux, les feuilles de ficus passent à l’encrage. Les parties en saillie sont recouvertes d’encre et les creux restent vierges. Le tirage sur papier sera bientôt prêt.

L’artiste lève enfin la tête. Le regard lointain et les yeux méditatifs, son imaginaire se délecte à l’idée d’un aboutissement proche.

Texte et photos : Amira Zili

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