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cage sidi bou said

Il était une fois…
La Cage de Sidi Bou Saïd

C’est une cage à oiseaux au design incomparable que tous les Tunisiens connaissent, devenue un des symboles phares de l’artisanat du pays. Créée à la fin du XIXe siècle par un artisan de la médina de Tunis, Saïd Samouda, elle connut un véritable essor lorsque l’un de ses descendants, Azouz, en s’installant à Sidi Bou Saïd, démocratisa la cage désormais identifiée au mythique village blanc et bleu.

Reconnaissable à son design très particulier en forme de marabout, faite de fer et de bois, de lignes et de courbes, la cage se décline depuis des décennies sous toutes les tailles, devenant un objet de décoration dans les plus beaux intérieurs en oubliant son usage premier d’abri pour oiseaux. « Des personnalités du monde entier en ont acheté. On peut trouver des volières chez des chefs d’états », raconte Hédi Arfaoui, entré à l’âge de 16 ans dans les ateliers de l’Office National de l’Artisanat. Ce fut un des derniers artisans à avoir appris auprès de Hamadi Abdelali, le pionnier dans la fabrication des cages avec Azouz Samouda. « Ce sont eux qui ont donné les lettres de noblesse à cette cage dans les années 60. » La patience est essentielle pour fabriquer cet objet qui nécessite un assemblage minutieux de petits morceaux de bois et de fils de fer afin de dessiner des courbes parfaites.

cage de sidi bousaid

La popularité de la cage de Sidi Bou Saïd lui a valu d’être exportée un peu partout dans le monde, et bien sûr, d’être imitée. Même les Chinois s’y sont mis et il n’est pas rare de trouver de grossières contrefaçons à petits prix dans les souks. Des pratiques énergiquement combattues par le ministère du Tourisme et de l’Artisanat.

Après avoir connu une courte période de désamour, la cage de Sidi Bou Saïd connaît aujourd’hui un regain de popularité auprès du public et surtout des artisans tunisiens qui ont envie de perpétuer le savoir-faire de leurs aînés. Il faut dire que la patience est nécessaire pour fabriquer cet objet qui nécessite un assemblage minutieux de petits morceaux de bois et de fils de fer. La cage aux courbes parfaites a encore de beaux jours devant elle, avec ou sans oiseaux.

Article paru dans iddéco n°42 – Janvier 2020

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