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Photographie de loeuvre 3

Flaubert au lycée français de La Marsa

Une rencontre littéraire et artistique

Pendant dix siècles Carthage la superbe avait été débarrassée sans relâche de ses ornements sculptés, réutilisés ailleurs, et l’oubli avait fini d’ensevelir le site, au point qu’au début du XIXème siècle, d’éminents spécialistes croyaient reconnaître ses vestiges à proximité d’Annaba.

Photo de linauguration 1

Et puis Flaubert vint, en 1858, convaincu comme tous ses contemporains par la démonstration cartographique du consul danois Christian Falbe de 1833 (Recherches sur l’emplacement de Carthage, imprimé par autorisation du Roi à l’Imprimerie Royale, Paris). Gustave Flaubert écrivit le roman « Salammbô » après avoir visité le site dont il rapporta souvenirs, notes et croquis aquarellés.

« Salammbô », publié en 1862, a eu un succès immédiat dans les cercles littéraires, dans le grand public, mais aussi chez les artistes de toute nature. Peintres, sculpteurs, musiciens, y ont trouvé d’innombrables sujets. Les archéologues ont alors relancé les expéditions scientifiques. D’une certaine manière, Flaubert est le « découvreur » du site de Carthage, au sens archéologique du terme.

Le lycée français de La Marsa, ce « faubourg de Carthage » a pris en 1998 le nom de Lycée Gustave Flaubert, une manière d’ancrer l’établissement dans son environnement et dans l’histoire.

De leur côté, les artistes visuels Mouna Jemal Siala et Wadi Mhiri avaient entamé en septembre 2020 leur « Parcours des hommages », à l’occasion du « Festival des Arts Méditerranéens », à Sidi Bou Saïd, autre faubourg de Carthage. Ils avaient choisi de représenter les portraits pixellisés du peintre Jellel Ben Abdallah ,peint sur le mur de clôture de son atelier, et du couturier Azzedine Alaïa , en pièces de tissus fixés par des boutons pressions sur un immense canevas , en référence à sa dernière collection.

Le « Parcours des hommages » devait continuer avec la réalisation d’un portrait de Gustave Flaubert en origamis constitué par des photocopies du manuscrit de « Salammbô ». Le projet a été retardé par l’irruption de la seconde vague de pandémie de COVID-19.

Finalement, à l’occasion du bicentenaire de la naissance de l’écrivain, l’idée a vu le jour dans un format différent mais plein de sens.

Les deux artistes ont proposé d’apposer le portrait pixellisé de Gustave Flaubert, sur un mur du Lycée français de La Marsa, qui porte son nom. Le projet a été accepté par le lycée, avec le soutien de l’Institut Français de Tunisie. Les deux artistes ont travaillé tous les matins pendant trois semaines à peindre les pixels du portrait de six mètres par huit, sous des cieux orageux. « Je pensais même que l’on ne serait pas prêt » dit Mouna Jemal Siala, qui recevait tous les après-midi, à la villa de la volière, à Carthage, les visiteurs de son exposition « Khoudha ».

L’ambassadeur de France en Tunisie , monsieur André Parant et le proviseur du lycée Gustave Flaubert ont assuré le dévoilement public et inaugural de l’œuvre le 13 décembre 2021, en présence des artistes, de l’administration du lycée , de nombreux invités et devant un parterre d’élèves superbement costumés en habits du XIXème siècle.

L’année se terminait bien, par la matérialisation plastique d’une commémoration entière et pérenne.

Edia Lesage.

Pour voir la vidéo du timelapse cliquez ici-> https://www.facebook.com/mouna.j.siala/videos/990093421602247

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