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La musicienne, Jalel Ben Adballah

Dites-le avec des notes

Ils ont certainement une vie autonome, une personnalité distincte et aussi étonnant que cela puisse paraître l’interprète se met souvent à leur ressembler.

Dans un orchestre, sans son instrument, vous pouvez ausément reconnaître à première vue, par son attitude, son recueillement ou sa tension, le joueur de luth de celui de la darbouka. Le luth ou « oud » est certainement l’instrument roi. Par ses origines d’abord, puiqu’on prétend qu’il aurait été conçu par Ptolémée au 2ème siècle de notre ère et qu’on en aurait joué à Medine du temps du prophète. Par son écclectisme ensuite, car le luth est le symbole de la musique arabe savante, ancienne ou moderne. Par son esthétique enfin car le luth est un très bel objet dont la caisse de raisonnance d’érable ou de noyer et la table décorée de rosaces incrustées de nacre ou d’ivoire, sont de grande élégance. En Tunisie, on utilise plus volontiers un luth spécifique appelé « oud tounsi ». Le joueur de luth, arrondi sur son instrument, tourné en lui-même, de fait tour à tour mélancolique ou jubilatoire.En Tunisie Ali Sriti d’abord, Anouar Brahem son disciple, Mohamed Zine El Abidine et Mourad Sakli ensuite, perpétuent avec talent et luminosité une tradition de grands maîtres du oud.

 

Pour rester dans les instruments à cordes, écoutez donc le Qanun. Cette cithare de forme trapézoïdale nous vient, dit-on des premiers temps de l’Islam au Maghreb. Elle aussi joue un rôle important dans l’histoire de la musique arabe savante car elle est considérée comme l’un des instruments le plus complet. Assis dans son coin, solitaire, rêveur, le cithariste laisse courir ses doigts sur le Qanun. On le laisse rêver, improviser. C’est là souvent la partition qu’on lui offre dans un orchestre. Les insruments à vent ne sont guère utilisés dans la musique arabe.

Le Nay est probablement le seul d’entre eux. Flûte oblique de roseau percée de sept trous, de structure musicale fort simple, elle détient néanmoins une place de choix au sein de l’orchestre, probablement grâce à som timbre et à son éclatante sonorité. Cet instrument, tout récent dans le paysage musical tunisien, était introduit dans nos orchestres par un maître égyptien invité dans les années trente par l’institut de musique tunisienne de la Rachidia. Comme son instrument le nay est léger, primesautier, imprévu, lumineux.

On ne sait pas exactement d’ou vient la darbouka bien que cela soit l’instrument de percussion le plus répandu dans le monde arabe. Elle était généralement de terre cuite, tendue de peau de chèvre. Aujourd’hui, elle est de plus en plus de métal tendu de plastique. Elle donne son rythme à l’orchestre et ses seules variations vont du ton fort au ton faible selon qu’on bat au milieu ou au bord de la menbrane. Le darbakji ou joueur de darbouka est puissant, nerveux, monolithique et indifférent à la frénésie qu’il provoque.

Il ne reste plus qu’à les écouter à présent.

Texte : Alya Hamza

Article paru dans iddéco n°13 – Juin 2012

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