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HDEJ Hotel 11

D.ONE AU DIWAN

On savait bien que cela manquait dans le paysage artistique tunisien. Quelques timides tentatives n’avaient pas eu l’impact souhaité. Trop ambitieuses, pas assez sélectives, éphémères, virant quelques fois au fourre-tout, les différentes expériences de foires, semaine, biennales et autres salons des arts ne trouvaient pas leur ADN, ne se dessinaient pas une spécificité, en un mot, ne s’imposaient pas comme une tradition. Bien sûr, il y a les grands évènements incontournables, le salon des artistes plasticiens, le très attendu et toujours surprenant JAOU, mais les foires et salons qui réuniraient sur une même plateforme les galeries de la ville, ou du pays, et de la région n’ont pas, à ce jour, réussi à s’inscrire dans un calendrier.

Peut-être qu’il fallait commencer de façon plus modeste, sans fanfares, et s’ancrer peu à peu, se développant au fur et à mesure, pour devenir un rendez- vous crédible ? C’est du moins ce dont est convaincu Chiheb ben Mahmoud, l’initiateur de D.ONE, art week qui se tient à Tunis du 17 au20 avril. Cet amoureux des arts, esthète longtemps dévoyé dans le monde de la finance internationale, trouve enfin le temps de se consacrer à ce qu’il aime. Son projet est ambitieux et modeste à la fois : ambitieux parce que sélectif, désireux de montrer le meilleur du panorama de l’art contemporain, de donner de la visibilité à des artistes, des galeristes qui travaillent sur cette scène. Modeste parce qu’il souhaite commencer dans un lieu circoncis, avec quelques galeries connues sur la place, et un panel d’artistes toutes générations confondues, que seuls réunit le choix de qualité. A ces artistes, à ces galeristes, il propose d’investir un lieu dans le cœur emblématique de la cité, de l’habiter, d’y animer débats et rencontres, en un mot d’y vivre et y faire vivre les visiteurs. Dans cette optique, le choix était incontournable : l’hôtel Diwan Dar Jeld, somptueux écrin illustrant parfaitement le glissement harmonieux de l’interprétation contemporaine de la tradition, animé par une famille d’esthètes et de collectionneurs, était le réceptacle idéal. Bien sûr, il fallait un fou des arts comme Ahmed Abdelkafi pour offrir de privatiser son hôtel pour l’évènement. Les différentes suites seront mises à la disposition des galeristes qui en occuperont les cimaises. Les salons accueilleront les différents talks et conférences. Les restaurants seront lieux de convivialité.

Au cours de cette ébauche d’Art Week tunisienne, on s’attachera à suivre le schéma des grandes rencontres internationales en invitant des experts, curators et critiques d’art étrangers. On organisera des visites d’ateliers, de fondations, de musées ou de collectionneurs qui ouvriront leurs maisons. On demandera à des hommes et des femmes du monde du cinéma, du théâtre, de la littérature, et bien sûr des arts plastiques, de venir brosser des tableaux de la scène culturelle contemporaine.

Et tout le monde y croit tellement, Chiheb ben Mahmoud, à l’enthousiasme contagieux, les galeries sollicitées qui ont toutes répondu présentes, Elsa Despiney, la commissaire de l’évènement, que l’on pense déjà à élargir pour une prochaine session qui sera probablement internationale, et investira d’autres lieux autour du Dar Jeld.

Texte : Alya HAMZA

 

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